Concours 2015-2016

Des hommes tirant des rouleaux. Dessin de Lazare Bertrand ancien maire de Sens, déporté à Neuengamme en juillet 1944, (extrait de ses carnets, 1999, ANACR-YONNE)

 

Le thème du concours de la Résistance et de la Déportation pour l'année 2015-2016 est le suivant :

"Résister par l'art et la littérature."

Préface de la brochure de la Fondation de la Résistance :

"Ce thème déjà traité il y a quelques années, répond à l'affirmation d'André Malraux selon laquelle, "l'art est un anti destin." La création artistique fut pour les résistants une autre forme de leur combat face à la barbarie? Barbarie qui avait, dés 1933, conduit les nazis à brûler les livres de la culture européenne et à faire disparaitre l'art dit "dégénéré". A cette barbarie qu'on croyait à jamais disparue répond aujourd'hui celle du Daech détruisant les trésor préislamiques de Syrie et d'Irak.

Ce sujet sera l'occasion pour les élèves  engagés dans cette démarche pédagogique unique de comprendre comment les artistes et des écrivains, confirmés ou simples amateurs, connus ou restés anonymes, ont pu s'opposer au nazisme et à Vichy par les armes de l'esprit, en créant des oeuvres nouvelles ou plus simplement en invoquant et en diffusant un patrimoine culturel." Jacques Vistel, président de la Fondation de la Résistance

Nous vous conseillons de consulter la brochure de la Fondation de la Résistance, sa lecture est indispensable pour comprendre tous les aspects nationaux du sujet.

Cependant ce thème nécessite une étude d'exemples de résistance évoquant des résistantes et résistants icaunais. aussi  l'ARORY se propose de mettre à la disposition des professeurs et des élèves, des ressources documentaires en rapport avec le sujet du concours. Car dans l'Yonne,  département où la résistance était très diversifiée, nous avons recensé plusieurs exemples  de résistances artistiques contre l'univers concentrationnaire nazi. Citons par exemple les poèmes du résistant villeneuvien Jean Puissant déporté à Buchenwald ou bien encore les dessins de l'ancien maire de Sens, Lazare Bertrand, dessins réalisés dans le camp de Neuengamme... Certaines de ces ressources documentaires seront prochainement mises en ligne sur ce site. 

Pour des informations plus détaillées, n'hésitez pas à nous contacter par courriel

Concours 2014

Arrestation en Août 44 de soldats allemands
Arrivée des troupes américaines à Villeneuve sur Yonne en août 44
Epuration dite "sauvage" à Avallon lors de la Libération

Concours national de la Résistance et de la Déportation, session 2014

Le thème choisi cette année est : « La libération du territoire et le retour à la République ».

Comme cela se produit souvent, ce thème prend en compte plusieurs sujets, qui ne pourront pas être traités complètement. Comme le suggèrent les programmes, et que reprend la Lettre de la Fondation de la Résistance : « Le combat des résistants était certes orienté contre l’occupant et Vichy afin de libérer le territoire mais aussi pour refonder la République bâtie sur un socle de valeurs réaffirmées dans la Constitution de 1946. » Les deux thèmes devraient être liés. Mais devant la difficulté, il est possible de choisir l’un des deux thèmes proposés, soit la libération de l’Yonne, soit le rétablissement de la République.

La libération de l’Yonne se fait assez rapidement, en deux semaines environ. Il faut bien percevoir que la Bourgogne est à la convergence de l’avancée des Alliés venant de l’Ouest et de la 1ère armée française venant du Sud, après le débarquement en Provence. La libération a commencé dans le département le 16 août 1944, à Aillant-sur-Tholon, et s’est achevée le 4 septembre, l’essentiel étant acquis dès le 29 août, avec la libération de Tonnerre. Elle avait été précédée par une tentative, vaine, de soulèvement par le PCF dans les jours qui ont suivi l’annonce du Débarquement, le 6 juin.

La libération de l’Yonne a été précédée d’une importante activité militaire des Alliés, à partir du Débarquement, sous plusieurs formes ; d’abord les bombardements qui devaient bloquer les communications ferroviaires allemandes vers la Normandie, bombardements qui ont fait de nombreuses victimes, à Migennes et Cheny notamment ; ensuite le parachutage de missions destinées à aider les maquis : c’est le cas des missions S.A.S., anglaises et françaises, agissant de façon autonome, et des missions Jedburgh, anglo-américaines, destinées surtout à établir la liaison entre les FFI et les Alliés ; une de ces missions par exemple, la mission « Harry », a passé 3 mois dans le Morvan ; enfin les parachutages, beaucoup plus nombreux au printemps et dans l’été 1944, qui ont fourni les armes attendues depuis si longtemps par les maquis, jusque là très pauvres en armes, en particulier fusils mitrailleurs et armes antichars.

Les résistants de l’Yonne ont pu ainsi intervenir, d’abord pour gêner l’envoi par les Allemands de renforts pour la Normandie, par « le plan Vert » (sabotages ferroviaires), puis pour tenter de ralentir le repli des forces allemandes vers l’Est ; ils ont pu ainsi pénétrer les premiers dans les villes évacuées par les Allemands. Il s’agissait d’un élément essentiel pour de Gaulle, beaucoup plus fort dans ses relations avec les Américains qui désormais le reconnaissent comme interlocuteur valable, représentant de la France, dans le camp des vainqueurs.

Cette période fut celle où les victimes furent les plus nombreuses, parmi les résistants et les civils. Il y eut de durs combats pour la libération d’Avallon, entre le 19 et le 23 août, notamment dans les secteurs de Saint-Moré et de Pontaubert. Dans ce dernier cas, les résistants du groupe Verneuil ont affronté des forces allemandes se repliant de l’Ouest, sur l’axe Cosne-Avallon. Des combats eurent lieu aussi pour la libération de Tonnerre. Les forces américaines ont été présentes avec les maquisards, pour la libération de Sens, le 21 août. Auxerre est libérée sans combat le 24 août. Les pertes dans cette période furent importantes, par exemple une trentaine dans les combats autour d’Avallon du 19 au 23 août, ainsi que le montrent les nombreuses stèles et plaques le long des routes du département. Les jeunes étaient très fortement représentés, alors que les générations plus âgées étaient plus présentes dans les premières années de l’Occupation. De nombreux maquisards, intégrés dans la 1ère armée française, s’engagèrent alors dans les combats contre l’Allemagne.

Le rétablissement de la République se fit dans les semaines qui suivirent la Libération, après une période de transition pendant laquelle le pouvoir fut exercé par les comités de libération, départemental, cantonaux et locaux. Des municipalités nouvelles ont remplacé les maires nommés par Vichy, sans heurts importants avec les municipalités mises en place sous Vichy : à Avallon par exemple, le maire nommé par Vichy, Schiever, fait partie de la nouvelle municipalité. A Auxerre, le maire, Jean Moreau, nommé par Vichy est écarté, mais il n’est l’objet d’aucune attaque de la part de son successeur, le docteur Moutarde.

De Gaulle a nommé un préfet régional, Jean Bouhey, et un préfet, Paul Gibaud (un résistant de Libération-Nord) qui a eu du mal à imposer son autorité ; il lui a fallu quelques mois, et cela lui fut plus facile après que de Gaulle ait obtenu du PCF la dissolution des « milices patriotiques ».

La période qui suivit la Libération vit les institutions de la République se mettre lentement en place, ainsi la justice : il fallut attendre quelques mois pour que cesse l’épuration « extrajudiciaire » et les exécutions sommaires.

Le rétablissement de la République fut rendu difficile par l’opposition entre les mouvements de résistance et les partis politiques, qui avaient été incapables de s’opposer à Pétain en juillet 1940, et qui souhaitaient renouer avec la pratique parlementaire de la IIIe République : les débats constitutionnels furent rudes en 1945, et de Gaulle quitta le pouvoir au début de 1946.

Sources : Il est possible, outre les très nombreux ouvrages généraux, de consulter L’Yonne dans la guerre, cédérom AERI-ARORY, 2004 : dans la partie « Les aspects de la Résistance », voir les fiches qui concernent les activités de la Résistance lors de la Libération, et dans la partie « L’après-Libération », les fiches qui concernent la mise en place des nouveaux pouvoirs (CDL, préfet, élections, etc) ; le bulletin Yonne Mémoire, n°12, mai 2004, consacré au Débarquement ; le livre Un département dans la guerre 1939-1945, Editions Tirésias, 2007, chapitres 14 et 15 principalement. Consulter aussi le dernier numéro de la Lettre de la Fondation de la Résistance consacré au sujet du concours 2014.

Jean Rolley

Concours 2013

A. Poncy, membre du réseau Ronsard-Troëne spécialisé dans les transmissions radio avec Londres (ARORY).

      Le thème retenu du concours est cette année : « Communiquer pour résister ».

Comme c’est souvent le cas, malheureusement, le libellé du thème n’est pas suffisamment précis : que veut dire communiquer ? Nous en concluons qu’il faut en faire une interprétation large.

      Communiquer est évidemment essentiel, et il n’y a pas, véritablement, de résistance sans communication. La résistance, à titre individuel, a été une réalité, mais dès 1940 des individus se sont regroupés : la Résistance est née. Communiquer, organiser les communications, devenait la première étape de la lutte contre l’occupant et ses complices.

      La communication était en effet essentielle, du haut en bas des organisations, quelle que soit leur nature. Il suffit de voir le caractère vital des liaisons pour la Résistance, comme le démontre Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, dans ses mémoires,  Alias Caracalla. Le travail de Jean Moulin d’unification de la Résistance supposait une organisation des relations qui a nécessité l’engagement de nombreux résistants et le sacrifice de beaucoup. Le travail de Daniel Cordier a été pour une très large part l’organisation et le maintien, dans des conditions souvent très difficiles, de communications entre Jean Moulin et les réseaux et mouvements de résistance, entre Jean Moulin et la France Libre.

 

      Dans l’Yonne comme ailleurs, le lien fondamental entre communication et Résistance est très évident. Les travaux faits sur la Résistance dans le département permettent de trouver de nombreux exemples que les élèves pourront utiliser, même si aujourd’hui les témoins ne sont malheureusement plus très nombreux.

      Premier aspect, les liaisons locales, réalisées par les « agents de liaison », entre les groupes et les maquis. C’est en particulier un des rôles importants des femmes dans la Résistance, car elles étaient moins suspectées et contrôlées par les Allemands. Dans l’Yonne, les femmes agents de liaison ont été nombreuses : voir le cédérom La Résistance dans l’Yonne, édité en 2004, et le numéro 27 de Yonne-Mémoire 40-44.

      Il ne faut pas oublier l’importance des « boîtes aux lettres », qui permettaient d’éviter le contact direct entre expéditeurs et destinataires. Elles pouvaient se situer dans un couloir d’immeuble, ou chez un commerçant, un artisan, par exemple.

      Ensuite, une activité de communication très importante a été celle des liaisons radio, surtout à partir de 1942, quand se mettent en place les organisations de résistance, réseaux et mouvements, au niveau national. Il s’agit des relations entre les organisations implantées dans un département et les organisations nationales, ou situées en Angleterre. C’est le cas par exemple du réseau Ronsard-Troëne, qui envoyait par radio-émetteur des renseignements à Londres : voir le numéro 2 de Yonne-Mémoire 40-44. Ces liaisons radio permettaient de transmettre des renseignements sur la situation militaire des Allemands, sur les objectifs à bombarder, etc. Elles permettaient également aux organisations de résistance de recevoir des directives, d’organiser les parachutages et les liaisons aériennes. Le réseau Jean-Marie Buckmaster implanté dans l’Aillantais est un exemple frappant de l’importance des communications avec l’Angleterre. Il faut ici remarquer que les « radios » ont été particulièrement exposés à la répression et devaient se déplacer très souvent, des voitures allemandes équipées de moyens de radiogoniométrie repérant assez rapidement le lieu de leurs émissions.

      Dans certains cas, les communications venant de Londres étaient transmises par la radio : encore fallait-il pouvoir disposer d’un appareil de TSF, se mettre à l’écoute de Radio-Londres, connaître les messages codés. Cela fut très important à partir de 1943, et encore plus dans la période du débarquement en Normandie, à partir de juin 1944. Les « messages personnels » codés, utilisés à partir de 1941, furent un moyen très efficace de transmission clandestine. Le 1er juin 1944, 167 « messages personnels », confirmés le 5, envoyèrent les ordres d’action aux organisations de résistance.

      Pour une partie de la population française, l’écoute de la radio de Londres est devenue très importante car elle a permis de combattre l’influence de la propagande de Vichy et des Allemands.

      Une troisième forme de « communication » était l’écrit. Il s’agissait d’abord de réactions individuelles, comme une inscription sur un mur, un texte mis dans des boîtes aux lettres. Ce fut par exemple le cas bien connu d’Edmond Michelet, qui, à Brive, a distribué quelques exemplaires d’un texte hostile à l’armistice, le 17 juin 1940. Mais, assez vite, les groupes de résistance, puis les organisations, se sont affirmés par la diffusion de tracts (ils ont été nombreux, et le cédérom en donne de nombreux exemples) et la création d’un journal. Ce fut par exemple le cas du mouvement « Résistance » (voir le numéro 2 de Yonne-Mémoire 40-44, le chapitre 9 du livre Un département dans la guerre…, le cédérom). Il faut distinguer les feuilles ou journaux fabriqués dans l’Yonne (ou la Côte d’Or), notamment par la résistance communiste icaunaise, et les journaux des mouvements nationaux arrivant dans l’Yonne surtout par le train grâce à la ligne du PLM (Paris-Lyon-Marseille).

      Enfin il existait une autre forme de communication : les « missions ». Il s’agissait d’hommes ou de groupes qui sont venus de Londres en France, soit par avion, soit par parachutage, pour intervenir avec la résistance intérieure ou pour remplir telle ou telle fonction ; un agent était parachuté avec son opérateur radio, par exemple. La mission Dastard en est un exemple (étudiée dans le numéro n° 24 de Yonne-Mémoire). Il y avait aussi des déplacements de responsables de mouvements de résistance allant à Londres pour prendre contact avec de Gaulle, lui rendre des comptes, en recevoir des directives.

      Dans l’Yonne, comme dans toutes les régions, le développement des communications a conditionné le développement et la survie des organisations clandestines. Ce combat, bien que beaucoup moins spectaculaire que l’action « militaire », a été essentiel et a entraîné beaucoup de sacrifices, malgré les précautions prises. La rupture de la communication a pu démanteler certaines organisations ; des groupes coupés de l’échelon supérieur ont pu se rattacher à une autre organisation. A coup sûr, il ne pouvait pas y avoir de résistance sans communication.

 

 

Jean Rolley

 

 

 

Concours 2012

Jean Léger, résistant-déporté au Struthof.
Jean Léger, résistant-déporté, auteur d'un poignant témoignage sur l'horreur de la déportation.

Le thème du concours est cette année :

« Résister dans les camps nazis, on présentera les différentes formes qu’a pu prendre cette résistance et les valeurs qu’en transmettent les déportés par leurs témoignages. »

 

La première question est de savoir ce qu’on entend par « résister », dans les conditions extraordinaires de la déportation. Il semble nécessaire d’adopter une définition plus large que la définition de la résistance dans un pays occupé, définition que nous prenons pour la Résistance dans la France occupée ; en effet, aider un ou une autre déporté (e) d’une quelconque façon, c’est déjà s’opposer à l’entreprise nazie de déshumanisation. Il y a une résistance individuelle, en même temps qu’une résistance organisée.

Participer à une action directe mettant en cause le travail, ou le système, encore plus à une opération de sabotage, pour cela entrer dans un groupe, supposait que des conditions soient remplies, comme par exemple d’échapper à la faim chronique. Un grand nombre de déportés étaient dans une situation physique et morale telle que résister semblait impossible, que la survie était leur seul horizon.

 

Une grande partie de l’activité de résistance dans les camps consistait à sauver des vies : un geste de solidarité, donner un peu de nourriture, aider un détenu à entrer dans un Kommando moins dur, étaient des actes de résistance. La connaissance des nouvelles, surtout des échecs allemands, puis faire connaître ces informations, était une activité importante de résistance.

Mais la frontière est mince entre faire de l’assistance entre amis, et résister. L’accusation a été portée contre la résistance des communistes, à Buchenwald par exemple, d’avoir privilégié l’aide aux communistes. Ce débat n’est pas clos. On peut se reporter au livre d’Olivier Lalieu, La zone grise ? la Résistance française à Buchenwald (2005).

 

C’est pour cette raison que l’occupation de postes-clefs par les déportés politiques (porteurs du triangle rouge), organisés, au détriment des déportés de droit commun (porteurs du triangle vert), était très importante : à l’hôpital, à la cuisine, dans les bureaux de l’administration du camp. Dans ces postes une action pouvait être conduite, avec tous les risques que toute action faisait courir.

 

La résistance dans les camps a été d’autant plus active, qu’elle pouvait être en relation avec une organisation de résistance située à l’extérieur du camp : cela a été le cas des contacts des déportés avec la résistance polonaise, comme à Auschwitz dès 1942. Par exemple, des informations ont été données assez tôt sur la mise en application de la « solution finale ». La résistance d’Auschwitz a informé très vite de l’extermination des juifs de Hongrie en mai-juin 1944 et a demandé le bombardement des voies ferrées entre la Hongrie et Auschwitz, demande restée vaine. Les contacts étaient établis en particulier par les personnes qui entraient dans les camps de façon régulière.

Les résistants ont pu, malgré les risques considérables, réaliser des sabotages dans les usines fabriquant le matériel militaire, ou informer les Alliés de l’emplacement de ces installations : ce fut le cas des usines souterraines de Dora, où étaient fabriqués les V1 et les V2.

 

Il faut regarder également la situation particulière des camps d’extermination, comme Treblinka, Auschwitz-Birkenau, Sobibor. Dans ces camps des mouvements de révolte eurent lieu. Il s’agissait de déportés juifs qui se savaient condamnés, et qui voulaient mourir en combattant. Ils faisaient le même choix que les juifs du ghetto de Varsovie qui avaient au printemps de 1943 décidé de se soulever, comme ceux de Vilno, Czestochova, etc. A Treblinka, le 2 août 1943, 1000 prisonniers participèrent au soulèvement avec les armes qu’ils trouvèrent dans le camp. Environ 200 s’échappèrent, les autres furent en grande partie abattus. A Sobibor, le 14 octobre 1943, une évasion collective permit à 300 déportés de sortir du camp ; très peu réussirent à survivre, et le camp fut fermé après une répression sauvage. Il y eut enfin la révolte des juifs du Sonderkommando d’Auschwitz-Birkenau affecté au crématoire IV le 7 octobre 1944 ; ils furent presque tous massacrés. D’autres camps, moins importants, furent touchés.

 

La question est de savoir comment les élèves vont pouvoir aborder ce thème à partir de la réalité de l’Yonne. Il existe quelques textes de déportés qui ont témoigné sur leur expérience dramatique : Jean Puissant, La colline sans oiseaux, quatorze mois à Buchenwald,1945, André Ragot, NN, 1946, Cécile Lobry, Bagnes de femmes, 1945, et enfin Jean Léger, récemment, Petite chronique de l’horreur ordinaire, 1998. Ce dernier continue à apporter son témoignage.

Mais au delà, les élèves ne peuvent que se rapporter à des publications, certes nombreuses, mais nationales. En voici quelques unes :

Le bulletin spécial de la Fondation pour la mémoire de la déportation,

Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, 2005,

Hermann Langbein, La Résistance dans les camps nationaux-socialistes (1938-1945), 1981,

David Rousset, Les jours de notre mort,

Wieviorka Annette, Déportation et génocide, 2003.

 

 

 

Jean Rolley

 

Concours 2011

      Le concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) pour 2011 sera le cinquantième, le premier a eu lieu en 1961. Le thème choisi est : « La répression de la Résistance en France par les autorités d’occupation et le régime de Vichy. » Ce thème est vaste, et il devrait permettre aux élèves des collèges et lycées de l’Yonne de trouver des exemples locaux : la répression a malheureusement touché tout le département.

En effet, la répression a durement frappé la Résistance dans le département parce que celle-ci a été importante, présente dans de nombreuses régions de l’Yonne, où étaient représentées de nombreuses organisations. Il faut bien insister sur le fait que cette étude ne doit pas prendre en compte la persécution des juifs, leur déportation. Le thème invite à traiter de la répression de la Résistance, et pas de l’ensemble de la répression (lire l'analyse complète du sujet...)

 

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