Origine et objectifs de l'ARORY

L’ARORY (Association pour la Recherche sur l’Occupation et la Résistance dans l’Yonne) est née en 1988 à l'initiative d’anciens résistants et déportés de l'Yonne.

Rapidement, une équipe d'enseignant chercheurs s'est constituée effectuant un travail de recherche sur la période de la Seconde Guerre mondiale.

De nombreuses publications ont ainsi été diffusées, livres, cédérom, panneaux d'exposition et le bulletin Yonne-Mémoire 1940-1944.

En complément de ses recherches historiques, l'ARORY intervient auprès des élèves pour préparer le concours national de la Résistance et de la Déportation.

Enfin l'ARORY organise, anime des conférences... et inaugure les premiers chemins de la Résistance de l'Yonne !

 

 Nous contacter

Les principales publications de l'ARORY

Les Mémoires de Robert Loffroy sont toujours en vente tout comme les Actes du colloque organisé fin 2014 en partenariat avec ADIAMOS. Nous contacter par courriel.


Le livre sur  la rencontre Pétain-Goering en gare de Saint-Florentin-Vergigny le 1° décembre 1941, coédition SAHVCB et l'ARORY. Un évènement de la Collaboration méconnu pourtant important sur le plan national et qui s'est passé dans l'Yonne.


Pour tout savoir sur l'Yonne pendant la Seconde guerre mondiale, commandez le livre, Un département dans la guerre, une publication Tirésias. 

 

Le cédérom, La Résistance dans l'Yonne, AERI-ARORY 

Les conférences à venir :

Le 17 mars 2018, à 17H00 au Musée de la Résistance de Saint-Brisson (58), conférence ouverte à tous, de Joël Drogland, sur André Rondenay, délégué militaire du général de Gaulle, envoyé dans les maquis du Morvan.

André Rondenay est une figure importante de la Résistance en
Morvan. Déposé sur le sol de la France occupée, en septembre 1943, pour y accomplir d'importantes missions confiées par les services secrets de la France libre à Londres, il prend sur ordre, le chemin des maquis du Morvan le 6 juin 1944, avec une équipe de résistants et de résistantes qu'il a su constituer autour de lui. Lorsqu'il arrive dans le Morvan, il a derrière lui une solide expérience et un bilan très positif de réalisation des missions qui lui avaient été confiées (responsabilités nationales, sabotages impressionnants...). Installé dans l’un des mieux structurés et des plus puissants maquis du Morvan, le maquis "Camille", il continue d'exercer ses responsabilités de délégué militaire régional et reste en contact permanent avec Londres.
Parallèlement, il déploie une activité tous azimuts pour renforcer les maquis du Morvan et coordonner leur action, à laquelle il participe dans tous ses aspects. Mais le 27 juillet 1944, Rondenay et une partie de son entourage proche sont arrêtés par la Gestapo à Paris.

Pour plus d'information, téléchargez le communiqué de presse du Musée de la Résistance en cliquant Initiates file downloadICI

L'actualité de l'ARORY

 

 

 

 

Le bulletin 38 de Yonne Mémoire est disponible, ce numéro est consacré à notre dernière réalisation : une exposition virtuelle, ouverte au public.

Opens external link in new windowLe musée de la résistance en ligne.

 

Opens window for sending emailNous contacter par courriel pour le commander

Cela s'est passé un mois de février dans l'Yonne

 

12 février 1942 : à Sens, les Allemands démontent et emportent la statue du baron Thénard

 

Les réquisitions de toute nature ont été très importantes dans le département de l’Yonne durant les quatre années d’occupation. Les Allemands s’emploient à récupérer partout ce qui peut servir à leur armée, en particulier les métaux. Le gouvernement de Vichy participe à cet effort dans le cadre de la politique de collaboration, en créant l’impôt métal.

Dans un premier temps, les Allemands récupèrent les stocks constitués pendant la « drôle de guerre », période au cours de laquelle le gouvernement avait invité la population à contribuer à l’effort de la défense nationale en déposant tout ce qui pouvait servir à la métallurgie, en particulier les ustensiles de cuisine. La population répondit à l’appel et des tas furent constitués, dans l’attente d’un transfert vers les fonderies. A Sens, le métal s’amoncela pendant plusieurs mois et ne fut pas enlevé. L’occupation venue, les Allemands s’en emparèrent.

La guerre n’ayant pas été gagnée aussi vite qu’ils l’auraient souhaité, les Allemands accrurent leur exploitation des pays conquis et cherchèrent avec plus d’avidité encore le métal à récupérer, s’intéressant alors aux statues monumentales et aux cloches.

Sens ne perdit pas les cloches de ses monuments mais la seule statue monumentale que possédait la ville fut dirigée vers la fonderie. Il s’agissait de la figure en pied du baron Thénard, dressée en 1861 sur l’actuelle place de l’Hôtel de Ville. Elle représentait Jacques Thénard, chimiste né à La Louptière (Aube) et ancien élève du collège de Sens et avait été érigée grâce à une souscription publique ouverte par la ville de Sens en 1859. Le monument conçu par l’architecte Rupricht Robert se composait d’un socle en pierre surmonté d’une statue en bronze fondue par Victor Thiébault d’après un modèle du sculpteur J.-A. Droz.

 

Le 12 février 1942, quelques ouvriers requis dressent un échafaudage et une grue, attachent des cordes autour de la statue, la font basculer et glisser jusqu’au plateau d’un camion. Les Sénonais assistent silencieux à l’enlèvement de la statue. Louis et Denis Cailleaux auxquels nous empruntons ce récit observent que « certains ressentaient un curieux sentiment mêlé de déception et de satisfaction : la statue qu’enlevaient les Allemands était creuse ! La déception était grande, car on croyait que le monument érigé par souscription publique, était fait d’une masse de bronze lourde et compacte. La satisfaction était que l’occupant ne pourrait pas tirer grand chose du baron. »

Le socle de pierre de la statue resta seul au milieu de la place, entouré de sa grille jusqu’à la Libération. Un projet d’érection d’une nouvelle statue en pierre fut vite abandonné. On jeta les pierres du soubassement dans l’Yonne. Ce n’est que récemment, avec le concours de la Société archéologique de Sens, que le socle a été remonté au cours Tarbé.

Sources : Cailleaux Louis et Denis, Sens de la Belle Epoque à la Libération, Aubenas, éditions Amatteis, 1995, 254 p. Dodet Etienne, La statue du baron Thénard, Bulletin de la Société archéologique de Sens, n° 29, 1986, p.60.

Une nouvelle publication

 

 

 

 

 

A noter la diffusion récente de l'ouvrage sur J.Semprun, résistant écrit par une de nos adhérentes, Corinne Benestroff.

 

Initiates file downloadTélécharger la présentation complète de l'ouvrage

Opens external link in new windowCliquez sur ce lien pour lire le compte-rendu clionaute sur cet ouvrage

© Arory  •  Site réalisé par Thierry Roussel - Creacteurs Studio